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جمعية المهندسين الصحراوية من أجل التنمية
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L'exploration des eaux souterraines est une importante étape dans le cadre de la reconstruction des territoires libérés de la RASD Du fait que le processus de reconstruction des territoires libérés de la République Arabe Sahraouie Démocratique est l'une des décisions les plus importantes du XII Congrès général du Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et du Río de Oro, tenu à Tfariti, ville au coeur du territoire sahraoui libéré durant la période entre le 14 et 22 Décembre 2007. Ce processus doit être centré sur la création de conditions de vie appropriées à la population sahraouie, pour répondre à ses besoins quotidiens, à travers la mise en place d'infrastructures si nécessaires dans ce vaste territoire désertique. Il est évident que la question de l'approvisionnement en eau est primordiale pour la planification de tout site urbain, que ça soit de l'eau à usage humain, potable, pour l'usage domestique ou destinée à des fins agricoles, d'élevage ou dans la construction ou les différents niveaux d'industrie. Il serait utile, avant d'aborder la question de l'approvisionnement en eau d'identifier les dimensions historiques, géographiques et géologiques des zones libérées sahraouies, sujet de l'étude, qui se déterminent par la partie orientale de la République arabe sahraouie démocratique, situées à l'est et au sud du mur de défense construit par les forces marocaines d'occupation pour diviser le territoire sahraoui et imposer un impact profond sur les modes de vie hérités au fil des siècles par cette notre communauté. Historiquement, les infrastructures des territoires libérés sahraouis se caractérisent par un retard et une carence à la fois, en raison de la longue négligence à leur égard au cours de l'époque coloniale espagnole, car elles étaient considérées comme zones intérieures, relativement éloignées des grands centres de concentration de populations, alors les infrastructures réalisées étaient seulement celles qui servaient la politique coloniale. Des petits postes d'observation militaire ont été construit dans certains endroits clés, à l'intérieur du pays, d'une part, d'autre part, les villes et les villages situées dans la partie libérée ont été exposées à la destruction et au vandalisme commis par l'occupation marocaine au cours des années de guerre de libération de 1975 jusqu'à l'année 1991. Y compris la destruction des logements, des puits, de petites écoles et hôpitaux, qui existaient; ce qui signifie que ces régions ne possèdent presque pas d'infrastructures, sauf celles qui ont été réalisées par les sahraouis en coopération avec des ONG étrangères au cours des dernières années. Géographiquement ces zones sont sahariennes- en concept géographique – elles se caractérisent par la sécheresse et la rareté des précipitations de pluie, avec une pauvre végétation, à l'exception des oueds, qui gardent leur terre humide, après la saison des pluies, généralement de courte durée, mais qui offrent des pâturages dont dépend la vie de la population bédouine. Ces populations se ravitaillent en fourrage d'une façon instable, pour leur bétail. Le mur marocain nuit trop fortement à leurs déplacements et leur mode vie qu'ils ont exercé depuis des centaines d'années. Il représente un grand obstacle pour leur capacité d'autosuffisance grâce à laquelle ils ont vécu pendant les siècles passés, en plus de son risque direct pour leur vie et leur bétail. Réalité hydrologique des territoires libérés: Les zones libérées, comme on l'a déjà évoqué sont marquées une pénurie et rareté de pluies, par la quantité de précipitations qu'elle reçoit, suite à leur situation géographique ainsi que l'absence de sources d'eau permanentes; il n'y a pas de rivières ou de lacs permanents dans ces zones, l'eau dont dépend la vie de la population à pour source quelques puits de surface, qui sont les points autour desquels se trouvent concentrés les centres de la population actuellement connues tels que: Bir Lahlu, Tifariti, Emheriz, Mijek, Agueinit…etc. La plupart des puits sont situés dans des vallées qui recueillent l'eau de pluie, ce qui augmente leurs réserves souterraines, qui s'estompent rapidement au cours de la saison sèche en raison de la rareté de réserves stockées dans les sédiments de boue et de sable qui forment les vallées, ces dernières accumulent dans leur sous-sol des fuites d'eau limitées, qui se filtrent généralement après la courte période de ruissellement. Bir Lahlou en est le meilleur exemple genre. En dépit de la présence de réseau hydrographique, relativement important, en particulier dans la région de la Hamada et du zemour et dans certaine mesure quelques sites dans l'Est de Tires (voir la carte hydrologique du Sahara occidental), mais ce réseau reste vulnérable vu sa dépendance des quantités limitées de précipitations en général. L'exploration des eaux souterraines: Par conséquent et en se basant sur les détails de la rareté de l'eau connue actuellement, qui se trouve dans un nombre de points limités qui peuvent être éloignés les uns des autres ou disparaître parfois sur de grandes surfaces, il n'est pas possible d'envisager la reconstruction de ces zones en fonction des stocks connus de l'eau, en particulier dans le contexte d'un développement durable fondé sur la création de centres urbains dont la densité de population est relativement importante. Que faire alors? Pour résoudre ce problème, on doit être pratique et penser à l'exploration des eaux profondes, grâce à des études scientifiques géologiques et hydrologiques approfondies. Dans ce sens nous avançons quelques
idées qui peuvent être utiles dans ce domaine: 1-les bassins sédimentaires qui sont limités dans les zones libérées, représentent un milieu adéquat pour l'exploration des eaux souterraines, du fait de sa nature géologique l'eau s'infiltre entre les pores des roches sédimentaires pour être recueillie dans des réservoirs souterrains et en profondeur augmentant au fur et à mesure. Parfois ces réservoirs d'eaux souterraines sont situés à de grandes profondeurs et peuvent même dater de milliers d'années. 2- Les zones de déploiement des composantes datant de l'ère Précambrien, qui représentent la proportion écrasante des zones libérées, sont des zones de la prolifération des roches volcaniques et des roches métamorphiques, qui sont imperméables, caractérisées par l'absence de pores entre leurs particules, ce qui veut dire, théoriquement, au moins – l'absence d'un aquifère. Ceci rend difficile pratiquement la tâche de l'exploration des eaux souterraines dans les zones libérées. Dans les roches volcaniques et les roches métamorphiques, la présence d'eaux souterraines est en fonction de la présence des fissures et des ruptures profondes, qui se produisent à ces panneaux de roches, suite aux mouvements géologiques auxquels ils se sont exposés au fil du temps. L'eau résultante des précipitations de pluie fait un élan à travers ces fissures et ces fentes pour former des réservoirs de stockage souterrains considérables et peut être que les puits de Mijek Agueinit et Zug appartiennent à ce type de sources souterraines. En se référent à la carte géologique du Sahara occidental, on s'aperçoit qu'il existe un vaste réseau de fissures et de failles régionales principales entre lesquelles se répandent des fissures et des failles plus petites et qui peuvent toutes être des cibles pour la recherche sur l'hydrologie des eaux souterraines dans les zones libérées sahraouies. Les études géologiques et hydrologiques basées sur l'analyse d'imagerie aérienne et spatiale, grâce à la télédétection, donnent des informations précieuses à cet égard, notamment avec la disponibilité de technologies de pointe dans l'analyse de l'information par des logiciels informatiques. Notes et résumés: En conséquence, il est nécessaire de: 1-Penser Sérieusement à la solution du problème de la pénurie de l'eau avant toute planification de projets de développement ou d'urbanisme dans les zones libérées. 2-Rénovation des techniques d'exploration des eaux souterraines et l'abandon des méthodes traditionnelles, qui ne répondent pas au besoin de la reconstruction et l'établissement de centres de populations à concentration relativement grande. 3- Le développement d'un plan progressif, pour l'étude des possibilités hydrologiques des zones libérées, qui comprend une étude théorique et pratique sur le terrain. 4-Profiter de l'expérience acquise dans l'exploration des eaux souterraines dans des zones qui se ressemblent géologiquement et hydrologiquement avec les territoires libérés de RASD. 5- Formation d'équipes d'exploration conjointes avec les spécialistes du domaine et les instituts spécialisés à l'étranger. 6- Formation du personnel spécialisé dans les domaines de la géologie, l'hydrologie et donner aux diplômés les possibilités de l'entraînement, la pratique et la formation périodique. 7- Création de nouveaux centres urbains dans les régions qui donnent des de contenir des eaux souterraines en abondance, même si elles sont loin des points peuplés actuellement. Dr.Gali Zbeir Traduit par: S.A
*Autres articles* -La ferme Théodore Monod au Jardin d'El Ayoun -Le pillage et l'exploitation du phosphate Sahraoui par le Maroc -L’analphabétisme dans la société sahraouie
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